Vous poser la question compte déjà.
Vous vous demandez si ce que vous avez vécu était une agression, ou si cela vous a marqué. Ici, vous lisez à votre rythme. Rien n'est demandé, rien n'est gardé : pas de compte, pas de cookie, rien n'est envoyé.
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Beaucoup de personnes mettent des mois, parfois des années, avant de nommer ce qu'elles ont vécu. Dans les études, plus de la moitié des femmes dont le vécu correspond à un viol ne l'appelaient pas ainsi : « un mauvais moment », « un malentendu ». Le doute est fréquent. Il ne veut pas dire que rien ne s'est passé.
Cette page ne rend pas de verdict. Elle vous donne des repères, et le nom de personnes qui écoutent, gratuitement, sans vous juger. C'est vous qui décidez de la suite, et rien ne presse.
Ces repères valent pour tout le monde : femmes, hommes, adolescents, enfants, quel que soit le lien avec l'autre personne.
Si vous êtes en danger maintenant : appelez le 17 ou le 112. Si parler est impossible, le tchat de arretonslesviolences.gouv.fr vous met en lien, par écrit, avec des policiers et gendarmes formés, jour et nuit.
La loi française dit maintenant ce qu'est le consentement :
« Le consentement est libre et éclairé, spécifique, préalable et révocable. […] Il ne peut être déduit du seul silence ou de la seule absence de réaction de la victime. »
Article 222-22 du Code pénal, issu de la loi n° 2025-1057 du 6 novembre 2025 (Légifrance).
Autrement dit :
Face à un danger, le corps peut se figer : plus de voix, plus de geste, parfois l'impression d'être à côté de soi. On l'appelle la sidération. C'est un réflexe de protection, que personne ne choisit. Beaucoup de personnes se reprochent ensuite de « ne pas avoir réagi ». La loi le reconnaît désormais : le silence ou l'absence de réaction ne valent pas accord.
Elles peuvent être physiques, sexuelles, mais aussi psychologiques (rabaisser, menacer, isoler, surveiller), économiques (priver d'argent, de papiers), numériques (messages, images diffusées, harcèlement en ligne). Elles arrivent dans le couple, la famille, au travail, entre amis, en ligne. Et le plus souvent, elles viennent de quelqu'un que l'on connaît.
Du vert (une relation saine) au rouge ou au violet (le danger). Pour votre vie d'aujourd'hui, pour l'enfance que vous avez eue, ou pour un enfant que vous connaissez. Chacune s'imprime seule.
Voir les trois réglettes en une image
L'image s'ouvre en grand : vous pouvez l'agrandir, l'enregistrer ou l'imprimer. Les mêmes réglettes, une par une, juste en dessous.
Après un événement difficile, le corps et l'esprit réagissent. Ces réactions sont fréquentes. Elles peuvent venir tout de suite, ou des semaines, voire des années plus tard, parfois déclenchées par un détail : une odeur, un geste, une date.
Si vous vous reconnaissez dans plusieurs de ces lignes, ce n'est pas « dans votre tête » et ce n'est pas une faiblesse : c'est la trace d'un choc. Ces traces s'apaisent avec un accompagnement adapté, et des professionnels en ont l'habitude.
Pour faire le point sur ce que vous ressentez en ce moment : le miroir des cinq plans.
Ces personnes écoutent tous les jours des histoires comme la vôtre, y compris quand on ne sait pas encore quoi en penser. Vous n'avez rien à prouver pour appeler.
Dans les premiers jours, aller aux urgences ou chez un médecin permet d'être soigné·e, protégé·e (grossesse, infections) et, si vous le souhaitez un jour, de garder des preuves. Vous pouvez y aller sans avoir décidé de porter plainte.
Écrire ce qui s'est passé, avec la date, dans un endroit sûr : cela aide la mémoire, et cela peut servir plus tard si vous en avez besoin. Gardez aussi, si c'est possible sans danger, les messages, photos ou certificats. Vous n'êtes obligé·e de rien en faire.
C'est votre décision, et elle peut attendre : pour beaucoup de violences, on peut porter plainte des années après. Tout commissariat et toute gendarmerie doivent recevoir une plainte. Le 116 006 peut vous informer gratuitement sur vos droits et vous accompagner dans ces démarches.
Les centres régionaux du psychotraumatisme accueillent gratuitement les personnes marquées par des violences ou un événement traumatique.
Votre médecin peut aussi vous orienter, et le dispositif Mon soutien psy permet des séances chez un psychologue, remboursées par l'Assurance maladie.
Écouter sans juger, croire ce qui est dit, ne pas presser : c'est déjà beaucoup. Le 116 006 et le 3919 répondent aussi aux proches. Vous pouvez partager cette page.
Deux minutes pour que le corps retrouve le présent. Les yeux restent ouverts.
Posez vos pieds bien à plat, et sentez le sol sous vous.
Vous pouvez aussi respirer cinq minutes avec l'anneau.